Les résultats définitifs sont tombés ce samedi 17 janvier. Le président sortant l’emporte avec plus de 71 % des voix. De son côté, l’opposant Bobi Wine rejette ce score et affirme avoir été la cible d’une opération de sécurité à son domicile.
Sans surprise, Yoweri Kaguta Museveni prolonge son règne. Au pouvoir depuis 1986, le chef de l’État a été officiellement reconduit pour un septième mandat consécutif. Selon la Commission électorale, il récolte 71,65 % des suffrages (soit près de 8 millions de voix).
Son principal challenger, l’ancien chanteur devenu leader politique Bobi Wine (Robert Kyagulanyi ), arrive loin derrière avec 24,72 % des voix. Les autres candidats, dont Nathana Nandala Mafabi (1,88 %) et Mugisha Muntu (0,53 %), ne récoltent que respectivement 1,88 % et 0,53 %.
L’opposition conteste
La réaction de la Plateforme de l’unité nationale (NUP) ne s’est pas fait attendre. Bobi Wine a immédiatement contesté la validité du scrutin, fustigeant des bourrages d’urnes généralisés, une militarisation excessive du processus électoral et l’arrestation systématique d’agents électoraux de l’opposition.
Son domicile sous haute tension
Le climat post-électoral reste extrêmement lourd. L’opposant a affirmé avoir échappé à une descente des forces de sécurité à son domicile de Magere vendredi soir. Selon ses propos, l’électricité aurait été coupée et les caméras de surveillance désactivées alors que des hélicoptères survolaient la zone. Il dénonce également des restrictions de mouvement imposées à sa famille.
Rappelons que l’élection s’est déroulée dans un contexte de verrouillage numérique, avec un accès à Internet fortement perturbé à travers le pays. La communauté internationale a multiplié les appels au respect des droits humains, dans un pays où Yoweri Museveni incarne désormais l’un des règnes les plus longs de l’histoire du continent africain.







