Après quatre années de transition, Mamadi Doumbouya a franchi une nouvelle étape en « normalisant » son pouvoir à l’issue d’une élection présidentielle qu’il a remportée. Ce samedi 17 janvier 2026, il a prêté serment pour un mandat de sept ans.
S’exprimant après sa prestation de serment devant les magistrats de la Cour suprême et en présence de plusieurs chefs d’État africains, le président guinéen a lancé un message d’unité nationale.
« Ma main reste tendue à toutes les filles et à tous les fils de Guinée. On ne construit pas une nation dans la division, ni ne bâtit la prospérité sur la haine », a-t-il déclaré.
Mamadi Doumbouya a ensuite appelé ses compatriotes à la mobilisation collective pour le développement du pays.
« Aujourd’hui, je vous invite à unir nos forces, nos intelligences et nos talents pour édifier notre pays. Ce mandat est dédié aux femmes, car il n’y a pas de développement durable sans leur pleine participation. Elles sont la force motrice de notre économie et de notre société », a-t-il souligné.
Le chef de l’État a également rassuré sur la poursuite des investissements dans l’éducation et la formation des jeunes, annonçant la construction d’écoles de référence afin de préparer « la Guinée de demain ».
« Un pays qui abandonne sa jeunesse compromet son avenir », a-t-il insisté.
La cérémonie de prestation de serment a enregistré la présence de plusieurs dirigeants africains, dont le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le Gambien Adama Barrow, le Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, le Libérien Joseph Boakai, le Rwandais Paul Kagame, ainsi que le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Alieu Touray. Des délégations de pays comme la France et le Maroc ont également pris part à l’événement.
D. S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry







