Le saviez-vous ? Malgré 32 confrontations depuis leur premier face-à-face en 1960, les Lions de l’Atlas et ceux de la Teranga ne s’étaient jamais retrouvés en phase finale d’une CAN. C’est donc l’affiche que l’Afrique attendait depuis plus de soixante ans. Dimanche soir, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le Maroc, pays hôte, et le Sénégal, champion en 2022, s’affrontent pour une finale inédite de Coupe d’Afrique des Nations.
Une rencontre historique…
Cette finale n’est pas seulement exceptionnelle par son caractère inédit : elle réunit pour la première fois en finale les deux meilleures nations africaines au classement FIFA.
Le Maroc de Walid Regragui, demi-finaliste mondial au Qatar et auteur d’un parcours quasi parfait (un seul but encaissé, et sur penalty contre le Mali), retrouve le sommet continental porté par un public en fusion.
En face, le Sénégal de Pape Thiaw poursuit une impressionnante régularité : trois finales sur les quatre dernières éditions, une performance jamais vue dans l’histoire récente de la CAN.
Pour les deux équipes, cette finale représente la possibilité de décrocher une deuxième couronne continentale, mais le poids de l’histoire diffère.
Sénégal : confirmer le règne
Champion en 2022, le Sénégal veut asseoir sa domination actuelle. Mais les Lions arrivent diminués : leur capitaine et pilier défensif Kalidou Koulibaly est forfait, suspendu puis blessé aux adducteurs après la demi-finale contre l’Égypte.
L’enjeu est colossal : conserver le trône et prouver que la génération d’or de la Teranga n’est pas en bout de cycle.
Maroc : briser 50 ans d’attente
Le Maroc évolue à domicile et vise un titre qui lui échappe depuis 1976, à une époque où la CAN se jouait en poule finale.
Autrement dit : le royaume n’a jamais remporté une finale à élimination directe.
La pression populaire et la dynamique sportive donnent aux Lions de l’Atlas une occasion unique d’écrire l’histoire.
Le choc des leaders : Mané vs Brahim Díaz
La finale promet un duel à distance entre deux hommes en feu : d’un côté, Sadio Mané, devenu meilleur passeur de l’histoire de la CAN, véritable métronome technique et émotionnel des Lions. De l’autre, Brahim Díaz, révélation marocaine et meilleur buteur du tournoi, indispensable dans l’animation offensive de Regragui.
Mais l’issue du match se jouera sans doute ailleurs : au milieu de terrain, là où s’opposent deux ADN opposés. Bref, un affrontement de styles, mais aussi d’identités footballistiques.

Rabat, capitale intercontinentale le temps d’une soirée de foot
Dimanche à 19h00 GMT, Rabat ne sera pas seulement la capitale du Maroc.
Elle deviendra le centre névralgique du football africain, et même mondial, tant cette affiche réunit prestige, talent, histoire et symbolique.
Une première entre ces deux géants… qui restera forcément dans les mémoire.







