Le Fonds monétaire international (FMI) a réitéré qu’il n’impose aucune politique aux États membres, se limitant à fournir analyses et expertise, tandis que les décisions relèvent exclusivement des autorités nationales. Cette précision a été apportée par sa directrice de la communication, Julie Kozack, lors d’un point de presse à Washington.
Les échanges entre le FMI et le Sénégal restent toutefois marqués par la question sensible de la restructuration de la dette, au cœur des discussions en vue d’une éventuelle reprise de la coopération. Selon le FMI, le taux d’endettement du Sénégal atteignait 132 % du PIB fin 2024, un niveau jugé préoccupant et générateur de vulnérabilités budgétaires, d’autant que le pays a suspendu ses programmes avec l’institution.
Mme Kozack a rappelé que tout appui financier du FMI repose sur une analyse rigoureuse de la soutenabilité de la dette et sur des garanties de gestion saine des finances publiques, conformément au mandat de l’institution. Elle a également annoncé une visite prochaine à Dakar de la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin, accompagnée de son prédécesseur, Edward Gemayel. Cette mission est présentée comme une prise de contact, sans reprise formelle des négociations à ce stade.
Tout en se disant attentive aux préoccupations des autorités sénégalaises, la responsable du FMI a souligné que le niveau actuel de la dette constitue un enjeu majeur à traiter dans toute perspective de soutien financier futur.







