L’émotion reste vive à Yarakh-Cappa, dans la banlieue de Dakar, après l’assassinat brutal de Ramatoulaye Baldé, gérante d’un multiservices, poignardée à mort en plein jour. Le présumé meurtrier, Mouhamadou Bamba Lô, a été déféré hier au parquet. Face aux enquêteurs, il reconnaît les faits et affirme : « Elle a lancé des cris qui m’ont perturbé, je regrette… ».
Selon les premiers éléments de l’enquête, le drame s’est déroulé à l’intérieur du multiservices. Avant de porter le coup fatal à la poitrine, l’agresseur aurait d’abord poignardé la victime à la cuisse, précisément sur une jambe déjà atteinte d’un handicap, dans le but de « la faire taire », d’après ses propres aveux.
C.S. Ka, témoin direct et premier à prendre en chasse le suspect, décrit une scène d’une extrême violence :
« Nous avons vu Ramatoulaye sortir du multiservices, couverte de sang, avec un couteau planté dans la poitrine. »
Un autre témoin, M. Mané, confirme le chaos qui a suivi l’attaque :
« Elle est sortie en criant “wooy raynama, raynama”, le corps entièrement ensanglanté. »
Grièvement blessée, la victime s’est effondrée peu après. Malgré l’intervention des riverains, Ramatoulaye Baldé a succombé à ses blessures, plongeant le quartier dans la stupeur et la colère.
Les investigations ont également révélé que le mis en cause avait acheté l’arme du crime le jour même, un élément qui accable davantage le dossier et renforce la thèse d’un acte prémédité.
Ce meurtre d’une rare cruauté relance le débat sur la sécurité des petits commerces de proximité et la montée inquiétante des violences dans certains quartiers de la capitale.







