Saviez-vous qu’en 34 éditions, seuls 12 pays organisateurs ont réussi à garder le trophée à la maison ? Plus inquiétant encore : depuis le début du XXIe siècle, le taux de réussite à domicile s’est effondré.
Recevoir la CAN, c’est un peu comme organiser un grand dîner… et voir un invité repartir avec vos bijoux de famille. Ce dimanche, le Maroc défie la statistique la plus effrayante du football africain : depuis le début du XXIe siècle, le taux de réussite à domicile s’est effondré. Entre pression populaire et « miracle ivoirien », les Lions de l’Atlas jouent bien plus qu’une finale.
On dit souvent qu’on n’est jamais aussi bien que chez soi. Mais dans le football africain, cet adage est un pur leurre. Entre 2006 et 2023, la compétition a même traversé un désert de 18 ans où l’hôte a systématiquement mordu la poussière. Il a fallu la résurrection miraculeuse de la Côte d’Ivoire en 2024 pour briser ce signe indien.
Le Maroc au pied de sa propre montagne
Aujourd’hui, une question hante Rabat : le Maroc peut-il confirmer le réveil des pays hôtes ? Le défi est immense, car le public africain, l’un des plus exigeants au monde, transforme souvent le stade en un « syndrome de l’arène » où la pression devient un fardeau. Pour le Sénégal, l’invité de marque, faire tomber le pays organisateur est devenu le trophée ultime pour confirmer sa toute-puissance.
1976-2026 : Le rendez-vous des 50 ans
L’enjeu est presque mystique pour les Lions de l’Atlas. S’ils l’emportent ce dimanche, ils réussiront l’inédit : soulever la coupe exactement 50 ans pile après leur unique sacre de 1976. Un demi-siècle de disette que Walid Regragui espère effacer en prouvant que l’exploit ivoirien de l’édition précédente n’était pas qu’une anomalie, mais le début d’une nouvelle ère où l’hôte redevient maître chez lui.







