Avec la parution de son nouvel ouvrage, « 101 Discours d’espoir : Plaidoyer pour un monde meilleur », l’ancien Premier ministre sénégalais Sidiki Kaba livre un témoignage exceptionnel sur quatre décennies d’engagement. Entre militantisme international et responsabilités régaliennes, retour sur le parcours d’un homme qui a fait du droit sa seule boussole.
Peut-on être l’avocat acharné des « embastillés » le matin et le garant de l’autorité de l’État le soir, sans y perdre son âme ? C’est le défi, presque une énigme politique, que Sidiki Kaba a tenté de résoudre durant sa longue carrière. Dans son dernier livre, une compilation de 101 discours marquants, l’homme d’État revient sur une trajectoire singulière débutée en 1983 sous la robe d’avocat.
Un électron libre au service de l’humain
Avant d’occuper les dorures des ministères, Sidiki Kaba a été l’une des figures de proue de la société civile mondiale. Premier Africain à diriger la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), il a sillonné le globe pour défendre opposants politiques et victimes de spoliations. De la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud aux couloirs de la Cour pénale internationale, son nom est resté associé à la quête « insatiable » de justice.
Le « Ministre Souverain »
En 2013, le tournant est radical. Appelé au gouvernement, il entame une ascension fulgurante qui le verra occuper presque tous les postes de souveraineté : Garde des Sceaux, Affaires étrangères, Forces armées, Intérieur, jusqu’à la Primature en 2024.
Pourtant, malgré l’exercice du pouvoir, Sidiki Kaba semble avoir réussi le pari de la continuité. À la fin de ses missions ministérielles, le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) ne s’y est pas trompé en lui décernant le Prix de « Pionnier de la Démocratie sénégalaise ». Une distinction qui vient valider, selon ses partisans, une éthique restée intacte face aux nécessités de la realpolitik.
Un manifeste pour les générations futures
Plus qu’un simple recueil de souvenirs, « 101 Discours d’espoir » se veut un manuel de résistance démocratique. Chaque page exhorte à la sauvegarde des acquis et à la protection des plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.
À travers ce plaidoyer, Sidiki Kaba ne se contente pas de relater le passé ; il appelle à une « mobilisation générale » pour un monde plus solidaire. Un ouvrage qui s’impose déjà comme une pièce maîtresse pour comprendre l’histoire politique contemporaine du Sénégal et l’évolution du droit international.







