Près de 21,6 millions d’électeurs ougandais sont appelés aux urnes ce jeudi 15 janvier pour des élections présidentielle et législatives organisées dans un climat politique et sécuritaire tendu. Le scrutin se déroule dans un contexte particulier, marqué par la coupure de l’Internet décidée par les autorités et un important dispositif de sécurité.
Au pouvoir depuis 1986, le président sortant Yoweri Museveni, âgé de 81 ans, brigue un septième mandat. Il affronte sept candidats, dont son principal rival, l’opposant Bobi Wine, ancien chanteur devenu figure centrale de la contestation politique. Ce dernier dénonce de nombreuses entraves à sa campagne, évoquant des arrestations massives de ses partisans et des restrictions à ses déplacements, des accusations relayées par des organisations de défense des droits humains.
À l’approche du vote, la communauté internationale a exprimé ses inquiétudes face à la montée des tensions. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a notamment évoqué une intimidation généralisée, tandis que l’opposition redoute des violences post-électorales.
Au-delà de la présidentielle, les élections législatives sont également scrutées de près. Elles pourraient redéfinir les équilibres internes du parti au pouvoir, notamment avec la montée en influence du général Muhoozi Museveni, fils du président et chef de l’armée, dont les ambitions politiques nourrissent les débats sur une possible succession. Dans ce contexte, le scrutin apparaît comme un moment clé pour l’avenir politique de l’Ouganda.







