À l’approche des élections prévues en 2026, le Comité des Cinq (C5) de l’Union africaine, dirigé par l’Afrique du Sud, intensifie ses efforts à Juba pour relancer la mise en œuvre de l’accord de paix de 2018.
Le ministre sud-africain des Relations internationales, Ronald Lamola, a entamé ce mercredi une visite de deux jours à Juba. À la tête du C5, composé de l’Algérie, du Tchad, du Nigeria, du Rwanda et de l’Afrique du Sud, il a pour mission d’évaluer l’état d’avancement de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud (ARCSS).
Cette initiative intervient à un moment clé : en décembre 2026, le Soudan du Sud devrait organiser les premières élections de son histoire depuis son indépendance en 2011. Un rendez-vous qui demeure incertain en raison des lenteurs administratives et des défis sécuritaires persistants.
Si l’accord signé en 2018 a permis de réduire les hostilités à grande échelle, le bilan de sa mise en œuvre reste mitigé. Le processus se heurte notamment à l’unification des forces de sécurité, aux réformes institutionnelles et au partage du pouvoir.
« Le rôle du C5 est de superviser et de garantir que cette feuille de route soit respectée », a souligné le ministère sud-africain.
Les conclusions de cette mission seront examinées attentivement lors du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, prévu ce 19 janvier. Elles serviront également de base aux discussions du sommet « C5+ », en marge de la 39ᵉ session ordinaire des chefs d’État de l’organisation panafricaine.







