Le Sénégal dispose d’acteurs privés prometteurs, mais leur impact reste limité au regard de la taille de l’économie nationale. C’est le constat dressé par Abdou Soulèye Diop, vice-président sénégalais de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), dans un entretien publié par Le Soleil.
Selon lui, le pays souffre d’un « effet de nombre » : bien que certaines entreprises soient remarquables, elles restent trop peu nombreuses pour générer une véritable dynamique économique. À l’inverse, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Ghana, le Kenya ou le Maroc ont, selon Diop, mis en œuvre des politiques ciblées favorisant l’émergence de « champions nationaux » capables de structurer leur économie et de rayonner au-delà de leurs frontières.
Le diagnostic met en lumière un enjeu majeur : le développement du secteur privé au Sénégal n’a pas encore permis d’atteindre un volume et une densité d’acteurs suffisants pour créer des leaders industriels et commerciaux robustes. Cela pose la question de la nécessité de stratégies nationales pour soutenir l’innovation, l’investissement et la consolidation des entreprises locales.
Le constat est clair : le potentiel existe, mais le chemin vers l’émergence de champions nationaux reste à tracer. Le défi pour le Sénégal sera de transformer ces entreprises isolées en véritables piliers économiques capables de rivaliser à l’échelle régionale et internationale.






