La patience s’effrite au sein du mouvement And Samm Jikko Yi. Face au retard accusé dans l’adoption de la loi portant criminalisation de l’homosexualité, l’organisation exprime sa déception et durcit son discours à l’égard des autorités. Selon Les Échos, le collectif n’exclut pas de passer à l’offensive si aucune avancée concrète n’est enregistrée d’ici la fin du mois de mars.
« Si rien n’est fait d’ici fin mars, nous tiendrons une conférence de presse le 8 avril », préviennent les responsables du mouvement, déterminés à maintenir la pression sur le pouvoir. Pour And Samm Jikko Yi, le silence observé par les autorités commence à être interprété comme un reniement des engagements pris avant l’accession au pouvoir.
Le collectif se dit d’autant plus amer que la question avait été présentée comme prioritaire. « Ce serait une honte pour nous tous que ce régime fasse quatre ou cinq ans sans voter cette loi. Pourtant, Ousmane Sonko nous avait assuré que ce serait la première loi », déplorent ses dirigeants, cités par Les Échos.
Cette sortie publique relance un débat sensible dans l’espace politique et social sénégalais, alors que le gouvernement est attendu sur sa capacité à traduire ses promesses en actes. Pour And Samm Jikko Yi, l’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à des décisions concrètes.







