Les électeurs béninois sont appelés aux urnes ce dimanche pour une journée électorale marathon. Ce double scrutin, à la fois législatif et communal, doit permettre d’élire les 109 députés de la future Assemblée nationale et de renouveler les équipes dirigeantes des collectivités locales. Pour le « Goorgoorlu » béninois, l’enjeu est de taille : il s’agit de stabiliser les institutions dans un pays qui cherche à consolider ses acquis démocratiques. Selon la Commission électorale nationale autonome (CENA), près de 7,83 millions d’inscrits sont attendus dans les 17 350 postes de vote ouverts dès l’aube sur l’ensemble du territoire.
Une sécurité renforcée après les secousses politiques
Le climat politique reste marqué par une vigilance extrême. Ce vote se tient en effet un peu plus d’un mois après une tentative de coup d’État avortée à Cotonou, poussant les autorités à déployer un dispositif sécuritaire impressionnant pour prévenir tout débordement. Face à ces tensions, la société civile et des organisations comme Amnesty International ont exhorté les acteurs politiques à la retenue. L’objectif partagé est le maintien d’un processus pacifique garantissant la liberté d’expression. De son côté, la CENA multiplie les messages de sérénité, rappelant qu’un scrutin calme est la seule voie pour renforcer la confiance citoyenne.
Un pays sous cloche pour garantir l’ordre public
Pour encadrer cette journée, l’État a pris des mesures radicales visant à limiter les risques de troubles. Les frontières terrestres sont restées closes ce matin, tandis que les marchés et les débits de boissons ont reçu l’ordre de suspendre leurs activités. Ces dispositions exceptionnelles visent à assurer que le parcours de l’électeur se déroule sans encombre. Dans chaque bureau, le protocole est rigoureux : le citoyen vote successivement pour les deux scrutins dans des urnes distinctes avant d’émarger, un processus suivi de près par les représentants des partis.
La transparence au cœur de l’observation internationale
Afin de garantir l’intégrité du vote, une mission d’observation électorale de l’Union africaine a été déployée sur le terrain. Ces observateurs internationaux suivent chaque étape, de la levée des scellés à l’ouverture des bureaux jusqu’à la centralisation des résultats. Leur présence constitue un gage de transparence essentiel pour la crédibilité internationale du Bénin. Le dépouillement, prévu dès la clôture des bureaux en fin de journée, marquera le début d’une attente scrutée de près par toute la sous-région.






