Soumaïla Bredoumy, porte-parole du principal parti d’opposition ivoirien, le PDCI, a été libéré et placé sous contrôle judiciaire le 7 janvier, après plus d’un mois de détention. Il avait été écroué le 27 novembre et inculpé pour 18 chefs d’accusation, dont « actes terroristes », « complot contre l’État » et « atteinte à l’ordre public », des accusations qu’il conteste.
Réélu député lors des législatives du 27 décembre, Bredoumy avait critiqué la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat et appelé à des manifestations. Ouattara a été réélu fin octobre avec près de 90 % des voix, dans un scrutin globalement calme mais marqué par des tensions : 11 morts lors de protestations interdites et plusieurs dizaines d’arrestations.
Le PDCI dénonce une « procédure illégale et arbitraire » visant à intimider l’opposition, tandis que les autorités assurent que les poursuites sont régulières et sans lien politique.







