Le bilan de l’année 2025 marque un tournant historique pour l’économie sénégalaise. Selon les derniers chiffres du Ministère du Pétrole et de l’Énergie, les gisements nationaux ont largement dépassé leurs objectifs, entraînant dans la foulée une baisse significative de la facture énergétique du pays.
Sangomar, le bond en avant de la production pétrolière
Le champ de Sangomar, situé au large de Dakar, a clôturé l’année avec une performance spectaculaire. Alors que les prévisions budgétaires initiales tablaient sur 30,53 millions de barils, la production finale s’est établie à 36,1 millions de barils, soit une hausse de 18 %.
Rien qu’en décembre, trois cargaisons totalisant 2,94 millions de barils ont été commercialisées. Ce succès repose sur une « bonne réponse des réservoirs » et une fiabilité technique qui place désormais le Sénégal sur la carte des producteurs fiables à l’échelle mondiale.
GTA, une croissance progressive
Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), mené conjointement avec la Mauritanie, confirme lui aussi sa montée en puissance. En décembre 2025, le terminal a exporté 0,5 million de m³ de GNL à travers trois cargaisons. Ce record mensuel signale la fin de la phase de test. Ce hub maritime est désormais prêt pour une livraison constante et à haut volume sur les marchés internationaux.
L’impact immédiat de ce record des hydrocarbures est le recul de 10,5 % des importations. Cette montée en puissance de l’énergie locale commence à se faire sentir dans les caisses de l’État.
Selon l’ANSD, les importations sénégalaises ont reculé de 10,5 % en novembre 2025, s’établissant à 713,3 milliards FCFA.
En effet, en produisant plus, le Sénégal importe moins, limitant ainsi la sortie de devises. Bien que la tendance annuelle reste en légère hausse (+4,6 % par rapport à 2024), le ralentissement observé en fin d’année suggère que le pétrole et le gaz local commencent à jouer leur rôle de substituts stratégiques.







