Les Forces Armées Béninoises (FAB) ont dressé ce mardi 6 janvier 2026, un bilan offensif de l’opération « Mirador ». Au cours du dernier trimestre de l’année 2025, les troupes déployées dans le nord du pays ont porté des coups sévères aux groupes armés terroristes.
En plus des 45 terroristes tués, l’armée a procédé à l’interpellation de sept suspects entre octobre et décembre 2025.
Sur le terrain, les forces armées renseignent de la saisie d’importantes munitions et un arsenal de guerre important tels que des mitrailleuses PKM, fusils AK (Kalachnikov) et des pistolets tandis que sur le plan
logistique ce sont des motos, des stocks de carburant et des uniformes militaires.
Selon les autorités militaires, cette « pression constante » empêche désormais les groupes affiliés à Al-Qaïda de s’installer durablement dans les zones frontalières.
Par ailleurs, lancée en 2022, l’opération Mirador a changé de dimension face à la menace du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Pour sécuriser ses frontières, le Bénin a mobilisé des moyens humains massifs : 3 000 hommes initialement déployés et 5 000 soldats supplémentaires recrutés pour renforcer le maillage sécuritaire dans le Nord.
Si l’armée se félicite d’une « nette amélioration des capacités opérationnelles », le souvenir des pertes passées impose la prudence. En avril 2025, le pays avait été endeuillé par la mort de 54 militaires lors d’une attaque sanglante du JNIM.
« La vigilance reste de mise », a martelé l’état-major.







