C’est une nouvelle onde de choc que le député panafricaniste Guy Marius Sagna a envoyée dans l’arène politique. À travers une publication incisive, l’élu du peuple a mis le doigt sur une plaie béante de notre démocratie : l’accès à l’information au sein même de l’Assemblée nationale. Son constat est sans appel : les députés, censés contrôler l’action gouvernementale, sont maintenus dans une ignorance systémique.
Un Parlement « aveugle » ?
Selon Guy Marius Sagna, le manque de transparence ne concerne pas seulement les citoyens, mais touche le cœur du pouvoir législatif. Comment voter des lois, ratifier des conventions ou approuver des budgets sans disposer de l’intégralité des données techniques et financières ?
« On demande aux députés de valider des décisions dont ils ignorent les tenants et les aboutissants réels », fustige-t-il.
Cette rétention d’information, qu’elle soit orchestrée par l’exécutif ou par le bureau de l’Assemblée, paralyse la fonction de contrôle qui est pourtant le socle du mandat parlementaire.
Les points de friction
Dans sa sortie, plusieurs zones d’ombre sont soulevées. Des accords signés sans que les parlementaires n’aient accès aux clauses détaillées. Mais pas que. Des rapports d’audit qui dorment dans les tiroirs au lieu d’être débattus dans l’hémicycle sans oublier des engagements internationaux pris au nom du Sénégal sans présentation préalable des enjeux aux représentants du peuple d’après le parlementaire.
En dénonçant ce « black-out » informationnel, Guy Marius Sagna replace l’exigence de vérité au centre du jeu politique. Reste à savoir si ses collègues, de tous bords, se joindront à lui pour exiger que la lumière soit faite, ou si l’hémicycle continuera de naviguer à vue dans les brouillards de l’administration.







