La Coupe d’Afrique des Nations n’est pas qu’un tournoi : c’est un théâtre où se jouent des drames, des comédies et des miracles. Entre hymnes ratés, exploits improbables et finales rejouées, voici les récits qui font de la CAN un événement unique.
L’hymne qui n’arrive jamais
CAN 2022, le match de la Mauritanie. Le protocole est prêt, les joueurs alignés, le public retient son souffle… et la sono lance le mauvais hymne. Une fois, deux fois, trois fois. Le bon hymne ? Il ne viendra jamais. Les joueurs finissent par sourire, mais la scène restera gravée comme l’un des moments les plus cocasses du tournoi.
Quand un coach limogé refuse de partir
Toujours avant la CAN 2022, le Cameroun vire son sélectionneur. Fin de l’histoire ? Pas du tout. L’homme annonce son propre groupe de joueurs, comme si de rien n’était. Deux listes circulent, la presse s’emballe. La CAN n’avait pas encore commencé qu’elle offrait déjà un scénario digne d’une série.
Zambie 2012 : le miracle de Libreville
1993, un crash aérien décime la sélection zambienne. Dix-neuf ans plus tard, les Chipolopolo reviennent au Gabon, sur les lieux du drame. Face à la Côte d’Ivoire de Drogba, ils résistent, poussent jusqu’aux tirs au but… et l’emportent 8-7. Une victoire qui dépasse le sport, une revanche sur le destin.
Côte d’Ivoire 2023 : de la honte à la gloire
Hôte du tournoi, la Côte d’Ivoire s’effondre en phase de groupes : 4-0 contre la Guinée équatoriale, humiliation totale. Mais les Éléphants se relèvent, éliminent les favoris et décrochent le titre. Une remontée qui ferait pâlir le monde du cinéma.
Finales interminables et rejouées
1992 : Côte d’Ivoire-Ghana, 11-10 aux tirs au but après 24 tentatives. 2006 : encore 24 tirs, Eto’o et Drogba en héros fatigués. Et 1974 ? Zaire et Zambie font match nul… et rejouent la finale le lendemain. Oui, rejouent. Qui dit mieux ?
Les outsiders qui font trembler les géants
Malawi écrase l’Algérie 3-0 en 2010. Madagascar bat le Nigeria 2-0 en 2019 pour sa première CAN. Des surprises qui rappellent que, sur ce continent, la hiérarchie est une illusion.
Quand la passion déborde
En 2024, après un match de qualification, des supporters envahissent le terrain au Ghana, arrachent des panneaux, provoquent des sanctions. Parce qu’ici, le football est une affaire de cœur… et parfois de chaos.
Pourquoi on aime ces histoires
Parce qu’elles disent tout de la CAN : imprévisible, vibrante, humaine. Un tournoi où l’hymne peut manquer, où un coach peut défier sa fédération, où un pays peut renaître de ses cendres. Et où, surtout, chaque match peut devenir une légende.







