À l’issue d’une longue journée de négociations visant à éviter une grève dans le secteur éducatif, le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation (SLECG, FSPE, SNE) ont signé un nouveau protocole d’accord, aux environs de 3 heures du matin, ce vendredi 3 janvier 2026, au ministère du Travail et de la Fonction publique.
Cet accord met un terme aux menaces de grève brandies par les syndicats de l’éducation. Dans sa plateforme revendicative, l’intersyndicale avait formulé plusieurs exigences, notamment la revalorisation des primes de transport, l’augmentation des indemnités de logement, la signature du statut particulier de l’éducation, ainsi que la prise en charge des enseignants contractuels.
Des acquis pour les enseignants
Autour de la table des négociations, l’Intersyndicale de l’Éducation (FSPE, SLECG et SNE), sous la médiation du Conseil national du dialogue social (CNDS) et avec la facilitation de l’Inspection générale de l’administration publique (IGAP), et le gouvernement sont parvenus à un consensus aboutissant à la signature de ce nouveau protocole d’accord, qui consacre plusieurs acquis en faveur des enseignants.
Ce que prévoit le protocole d’accord du 3 janvier
Revalorisation substantielle des primes enseignantes
Le nouveau protocole prévoit la revalorisation de la prime de préparation mensuelle, qui passe de 100 000 GNF (environ 11,57 dollars) à 500 000 GNF (environ 50 dollars). Cette augmentation sera appliquée de manière progressive :
• 300 000 GNF à compter de février 2026 ;
• 500 000 GNF à partir de juillet 2026.
La prime de craie passe également de 125 000 GNF à 500 000 GNF.
Quant à la prime annuelle de documentation, elle est revue à la hausse, passant de 300 000 GNF (environ 30 dollars US) à 1 500 000 GNF (environ 150 dollars US).
Le protocole prévoit en outre le reclassement des enseignants et la prise en charge des examens professionnels, l’augmentation des indemnités de logement et de transport, la revalorisation des primes de fonction, ainsi que des dispositions relatives à la situation des enseignants contractuels.
D.S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry






