Les États-Unis ont mené, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, une opération militaire de grande envergure au Venezuela. Marquée par des frappes chirurgicales sur la capitale Caracas et plusieurs sites stratégiques, l’offensive a abouti, selon les déclarations de Donald Trump, à la capture et à l’exfiltration du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
Cette annonce, faite à l’aube sur le réseau Truth Social, intervient après des mois de tensions croissantes, de déploiements navals massifs dans les Caraïbes et d’actions ciblées contre des navires accusés de narcotrafic. Elle bouleverse l’équilibre géopolitique de l’hémisphère occidental et ravive immédiatement le souvenir de l’invasion du Panama en 1989.
Déroulement de l’opération de la nuit
Aux premières heures du 3 janvier, de multiples explosions ont secoué Caracas. Des témoins ont rapporté le survol d’appareils à basse altitude visant des installations militaires clés :
Le complexe de Fuerte Tiuna (le plus grand du pays).
La base aérienne de La Carlota.
Des sites logistiques dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
Selon CBS News, citant des sources officielles, une unité d’élite de la Delta Force aurait mené le raid terrestre ayant permis l’arrestation de Maduro. Donald Trump a décrit une action « menée en coordination avec les forces de l’ordre américaines », promettant des détails supplémentaires lors d’une conférence de presse prévue à Mar-a-Lago.
Caracas dénonce une « agression impérialiste »
Le gouvernement vénézuélien a immédiatement condamné cette « grave agression militaire » contre sa souveraineté. La vice-présidente Delcy Rodríguez a confirmé ignorer la localisation du chef de l’État et a exigé une « preuve de vie » immédiate, tout en décrétant l’état d’urgence nationale.
Dans la région, les réactions sont vives :
Colombie : Le président Gustavo Petro a dénoncé des bombardements par missiles et appelé à une réunion d’urgence de l’ONU et de l’OEA.
Communauté internationale : La Russie et l’Iran ont fermement condamné l’intervention, la qualifiant de violation flagrante du droit international.
Un précédent historique : Panama, 1989
L’opération actuelle semble calquée sur l’opération « Juste Cause » lancée le 20 décembre 1989. À l’époque, George H.W. Bush avait ordonné l’invasion du Panama pour renverser Manuel Noriega, inculpé de narcotrafic par la justice américaine.
Similitudes : Usage de forces d’élite, justification par la lutte contre le trafic de drogue et exfiltration vers les États-Unis.
Issue : Noriega s’était rendu le 3 janvier 1990 (date anniversaire symbolique) avant d’être condamné en Floride.
Les motivations de Washington
Depuis l’été 2025, l’administration Trump a intensifié ses accusations de narcoterrorisme contre le Palais de Miraflores. Washington justifie cette intervention par :
L’exécution de mandats d’arrêt : Maduro est inculpé aux États-Unis pour trafic de cocaïne.
La sécurité nationale : La Maison-Blanche accuse Caracas d’utiliser le narcotrafic comme une « arme » contre la population américaine.
Le rétablissement de la démocratie : Les États-Unis ne reconnaissaient pas les résultats de l’élection de 2024.
Enjeux et risques immédiats
Cette intervention soulève des questions juridiques et humanitaires majeures :
Droit international : L’action pose un précédent sur l’immunité des chefs d’État en exercice et le non-recours à la force défini par la Charte des Nations Unies.
Risque humanitaire : Des coupures d’électricité massives touchent déjà Caracas, et l’instabilité pourrait provoquer une nouvelle vague migratoire vers la Colombie et le Brésil.
Économie : Les marchés pétroliers surveillent de près la situation de la compagnie nationale PDVSA, le Venezuela possédant les plus grandes réserves de brut au monde.
Avec les agences (AFP, Reuters, AP).







