Le paysage politique sud-américain vient de basculer. Samedi 3 janvier, peu avant 2 heures du matin (heure locale), la capitale vénézuélienne a été réveillée par une série d’explosions massives. Selon des témoins et des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, des missiles et des aéronefs ont survolé Caracas, ciblant notamment des installations militaires névralgiques.
« Capturé et exfiltré »
L’officialisation de l’opération est venue directement de Washington. Via son réseau social, Donald Trump a revendiqué l’intervention : « Nicolas Maduro et sa femme ont été capturés et exfiltrés en dehors du Venezuela », a-t-il déclaré, confirmant le succès d’une mission militaire aéroportée.
À Caracas, le complexe de Fuerte Tiuna, cœur du pouvoir militaire vénézuélien, est en proie à d’importants incendies. Des coupures d’électricité massives touchent actuellement le sud de la ville, compliquant l’accès à l’information sur place.
Appels à la désescalade
Alors que la confusion règne sur le terrain, la communauté internationale commence à réagir. L’Espagne, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a immédiatement appelé à la « modération ». Madrid, qui n’avait pas reconnu la réélection contestée de Nicolas Maduro en juillet 2024, se propose désormais comme médiateur pour trouver une « solution pacifique et négociée » afin d’éviter un embrasement régional.
L’état de santé de Nicolas Maduro et le lieu de sa détention restent, pour l’heure, inconnus.







