La déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant que « le poste de Premier ministre ne bride pas sa liberté », faite le 1er janvier 2026, suscite de vives réactions dans l’espace public. Cette prise de parole, intervenue au lendemain du message à la Nation du président Bassirou Diomaye Faye, est diversement appréciée par les analystes.
Pour le Dr Malaw Kanté, analyste politique interrogé par L’Observateur, cette sortie du chef du gouvernement traduit une « cacophonie au sommet de l’État ». Selon lui, ce décalage dans la communication institutionnelle « écorne l’image du pays et la crédibilité du régime », en donnant l’impression d’un manque de cohérence entre les deux têtes de l’exécutif.
L’universitaire estime que, dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et politiques, la discipline communicationnelle demeure un impératif afin de préserver la crédibilité de l’action gouvernementale, tant sur le plan national qu’international.
Cette polémique relance ainsi le débat sur la répartition des rôles au sein de l’exécutif et sur la nécessité d’une parole publique harmonisée entre le président de la République et son Premier ministre.







