Le Conseil national de transition (CNT) a adopté le budget de l’État pour l’exercice 2026, actant une hausse d’environ 15 % des recettes et une progression des dépenses, avec un déficit en léger repli.
Au‑delà des grands équilibres, la légère augmentation des dotations des institutions clés (Présidence, Primature, CNT) contraste avec une baisse notable du budget de la Défense, alimentant un débat national sur la hiérarchie des priorités en période de transition.
Le cadrage validé par le CNT fixe les recettes 2026 à 3 057,8 milliards FCFA et les dépenses à 3 578,2 milliards FCFA, pour un déficit d’environ 520,4 milliards FCFA — un niveau en baisse par rapport à 2025. Les autorités mettent en avant une montée en puissance des ressources internes (fiscales et douanières) et un vote quasi unanime des deux parties de la loi de finances, présenté comme un signal de stabilité institutionnelle et de discipline budgétaire.
Parallèlement, le budget‑programme 2026 confirme des postes rigides : environ 1 134 milliards FCFA pour la masse salariale et près de 1 500 milliards FCFA pour le service de la dette (intérieure et extérieure), ce qui limite les marges discrétionnaires pour de nouvelles politiques.






