En moins de 72 heures, la Guinée-Bissau a basculé dans une zone de turbulences politiques et institutionnelles. En effet, l’armée a renversé l’ordre établi, un président a été exfiltré, un gouvernement de transition imposé et la région entière placée en état d’alerte. Face à cette situation, l’ancien ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Mankeur Ndiaye, tire la sonnette d’alarme et interpelle la communauté internationale, dénonçant ce qu’il qualifie de « pseudo coup d’État inacceptable ».
« La situation à Bissau est lourde de danger pour la sécurité nationale et régionale. La Cedeao, la CPLP, l’UA et l’ONU doivent exiger la poursuite du processus électoral et la proclamation des résultats du scrutin. Ce pseudo coup d’État est inacceptable. Et Yaya Jammeh ! », a-t-il écrit sur son compte X.
La situation à Bissau est lourde de danger pour la sécurité nationale et régionale. La #Cedeao, la #CPLP, l’#UA et l’#ONU doivent exiger la poursuite du processus électoral et la proclamation des résultats du scrutin. Ce pseudo- coup d’Etat est inacceptable. Et Yaya Jammeh! https://t.co/cCPWwIGzhi
— Mankeur Ndiaye (@ndiayemankeur) November 29, 2025
Pour rappel, des soldats ont pris le pouvoir mercredi, trois jours après une élection présidentielle particulièrement disputée. Le général Horta N’Tam, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, a été investi, jeudi 27 novembre, président de la Transition et du Haut commandement militaire, avec pour mission de diriger la Guinée-Bissau durant une période d’un an.
Le vendredi 28 novembre, le président de la Transition a nommé Ilidio Vieira Té au poste de Premier ministre. Celui-ci, qui occupait auparavant le portefeuille des Finances, conservera également cette fonction, cumulant ainsi les deux responsabilités.
Brièvement arrêté par les militaires mercredi, puis parti pour le Sénégal le lendemain, l’ancien président Umaro Sissoco Embalo « est arrivé à Brazzaville pour y rester ».







