La police sud-africaine a annoncé samedi l’interpellation de quatre hommes à l’aéroport international de Johannesburg, soupçonnés de vouloir rejoindre les rangs de l’armée russe. Les arrestations, effectuées jeudi et vendredi, interviennent dans le cadre d’une enquête sur le recrutement illégal de citoyens sud-africains pour des forces étrangères.
Selon l’unité d’élite Hawks, chargée de l’investigation, une ressortissante sud-africaine aurait facilité le voyage et le recrutement des individus auprès de l’armée de la Fédération de Russie. Les suspects doivent comparaître lundi devant un tribunal près de Johannesburg. La loi sud-africaine interdit à ses citoyens de s’engager dans des armées étrangères sans autorisation gouvernementale.
Cette affaire survient alors que 17 autres Sud-Africains, coincés dans la région ukrainienne du Donbass, ont récemment lancé des appels de détresse au président Cyril Ramaphosa. Leur recrutement aurait été orchestré par Duduzile Zuma-Sambudla, fille de l’ex-président Jacob Zuma, mise en cause par sa demi-sœur. Duduzile a démissionné vendredi de son poste de députée, a confirmé le parti MK, fondé par Jacob Zuma.
Selon les autorités ukrainiennes, 1 426 ressortissants de 36 pays africains ont été identifiés dans les rangs russes, un chiffre qui pourrait être bien supérieur. Parallèlement, des enquêtes internationales révèlent que des femmes africaines sont attirées par des promesses de contrats lucratifs en Russie, pour travailler dans des usines de drones, notamment dans la région du Tatarstan.
B.B





