L’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a quitté le Sénégal dans la nuit de vendredi à samedi pour trouver refuge en République du Congo. Son arrivée à Brazzaville, à bord d’un avion spécial de la présidence congolaise, marque la fin d’un séjour de courte durée à Dakar, rendu politiquement intenable par une controverse au sommet de l’État sénégalais.
Selon Jeune Afrique, Embaló, accompagné d’une douzaine de personnes (proches et collaborateurs), a été installé dans un grand hôtel de la capitale congolaise. Ce déplacement, qualifié d’« humanitaire » et motivé par un « souci d’apaisement », intervient après une prise de position musclée du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko.
L’escalade à Dakar
Alors que le président sénégalais Diomaye Faye avait accepté l’accueil de Embaló, tout en appelant au rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau et en promettant de soutenir la médiation de la CEDEAO, le Premier ministre Sonko a publiquement dénoncé la situation.
Devant l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a affirmé que ce qui s’était passé en Guinée-Bissau était une « combine », exigeant que le processus électoral aille à son terme et que les résultats soient publiés. Cette divergence diplomatique a créé des tensions internes au Sénégal, rendant le maintien de l’ancien chef d’État bissau-guinéen à Dakar compliqué.
Proche du président congolais Denis Sassou Nguesso, Umaro Sissoco Embaló a ainsi trouvé un nouvel asile, où il a pu prendre ses quartiers loin de la mêlée politique sénégalaise, dans un lieu sécurisé et confortable.





