C’est connu de tous. Les musulmans pratiquants observent tous les ans, une période de jeûne pendant la durée du mois sacré de ramadan. Durant vingt-neuf ou trente jours, ils s’interdisent de boire et de manger du lever au coucher du soleil.
L’islam, la religion des musulmans, repose d’ailleurs sur cinq principes, ou piliers à savoir : la profession de foi, la prière, l’aumône, le ramadan et le pèlerinage à La Mecque. Ces principes ont été établis au 7ème siècle de notre ère par le prophète Mohammed dans le Coran, le livre saint de l’islam. Le ramadan est donc une obligation religieuse qui vise à purifier l’esprit. Et, l’Aïd-el-Fitr, vient marquer la fin du ramadan. La fête de l’Aïd-el Fitr, c’est une date scrutée par de nombreux musulmans. C’est la fête de fin du jeûne du mois de ramadan.
En effet, l’Aïd-el Fitr revêt une importance capitale pour les musulmans pratiquants. Ladite fête mêle partage, spiritualité, charité et denrées sucrées. La date de l’Aïd el-Fitr fait l’objet d’attention parmi les croyants de l’islam. Mais, que tire le fidèle musulman d’une telle célébration tenue cette année, ce dimanche 30 mars ? A cet effet, la chaine privée béninoise Radio Sêdohoun a reçu dans le Grand Direct (11H 45 GMT) de ce lundi 31 mars 2025, le Secrétaire Général de l’Union Islamique du Bénin (UIB), Imam Abdoul JALILI. Dans son développement, le responsable religieux a expliqué que la fin du jeûne carême est un moment de joie, un moment de réjouissance, un moment de grâce. C’est aussi un moment de prières. C’est à l’apparition du croissant lunaire que le mois de ramadan est lancé et c’est également à son apparition que la rupture intervient, tout ceci accompagné de prières à Allah. Pour cause, certains fidèles musulmans malgré leur volonté, se retrouvent dans des situations difficiles et n’arrivent pas à aller jusqu’au bout du trajet.
Sur la confirmation du croissant lunaire, il indique que « le croissant lunaire est unique. Au ciel, il n’en a pas deux. En plus de l’astronomie, c’est qu’il faut joindre à cela, à la science également les préceptes purement religieux qui consistent à voir à l’œil nu le croissant lunaire. »
Selon lui, il y en a qui n’ont pas fait le jeûne pour une raison ou une autre. A l’en croire, le nombre de jours occultés peut être bien remboursé par les fidèles qui n’ont pas respecté cette prescription à la lettre pour divers motifs. « Celui qui jeûne trente jours ou le mois de ramadan tout court et le fait suivre également de jeûne de six jours, celui-là aura la récompense de celui qui a passé toute l’année à jeûner à savoir les trente jours correspondent en réponse à trois cent jours et les six jours correspondent à soixante jours lunaire, ce qui fait une année toute entière… »
« Le mois de ramadan n’est que le début. On vient de sortir de la lutte que nous avions eu à mener contre nos désirs, contre Satan. C’est maintenant que cela commence parce qu’il est dit que pendant le mois de ramadan, Satan et tous ses acolytes restent enchainés le temps que l’homme ait la possibilité de vivre tel que Dieu le souhaite… »
Le Secrétaire Général de l’Union Islamique du Bénin (UIB) note que le mois du ramadan n’est qu’une parenthèse, une école. « Nous sommes sortis de l’école du mois de ramadan aguerris. L’enseignement le plus marquant que le ramadan donne, c’est la solidarité. » Il faut alors que chacun s’approprie cette solidarité agissante. Pour l’imam Abdoul JALILI, cette option internalisée fera davantage du bien à nos communautés respectives.
Sidoine AHONONGA