Au Bénin, l’Institut national de la Femme s’engage résolument dans une dynamique de sensibilisation et de formation dans ce monde où la violence et la discrimination persistent, particulièrement à l’encontre des femmes vulnérables. La lutte contre les violences faites aux femmes est un combat de chaque instant.
Il faut contribuer à une meilleure connaissance par les différents acteurs du phénomène et à l’amélioration du statut socio-économique des femmes et des filles. Le gouvernement a pris à bras le corps le dossier et des mesures pour limiter les dégâts. Mais, de quoi retournent les violences faites aux femmes ? À cet effet, la chaine privée béninoise Radio Sêdohoun a reçu dans le Grand Direct (11 h 45 GMT) de ce mardi 18 mars 2025la spécialiste en question d’éducation, facilitatrice de l’Ong Yètin, membre du réseau des organisations des Objectifs de développement durable, Madame Andréa BACHIHOUMBA. Pour celle-ci, lorsqu’on parle de violence, il faut voir tout acte de violence contre le sexe féminin ou toute personne causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace, la contrainte, la privation arbitraire de libertés, que ce soit dans la vie politique ou dans la vie privée. Elle note dans son développement que les femmes ne sont pas les seules victimes.
« La femme, elle est au centre, elle est au début, elle est à la fin. » Il faut noter que la femme est violentée parce qu’on la considère comme le sexe faible ; souvent, elle est reléguée au second rang. La société même n’a jamais donné la première place à la femme tout en sachant qu’elle est la plus forte à des moments. Entre la femme et l’homme, il y a un fossé. Le fossé, c’est qu’on veut mettre une différence entre la femme et l’homme alors que sur le plan droit, ces deux personnes sont égales… »
Les violences basées sur le genre continuent toujours, mais elles diminuent, se réjouit la spécialiste en question d’éducation, facilitatrice de l’Ong Yètin, membre du réseau des organisations des Objectifs de développement durable. Elle évoque les faits de viol, de mariage forcé, de mariage précoce, etc.
Contre les VBG, indique-t-elle, « c’est une lutte permanente ».
Madame Andréa BACHIHOUMBA appelle les femmes à s’imprégner réellement de leurs droits. Cette attitude va permettre à ces dernières de savoir poser les pas.
Sidoine AHONONGA